Est-ce ses origines méditerranéennes, sa jeunesse en Avignon, sa première passion, la poésie, qui apportent dans les toiles de Catherine Arnera cette lumière, cette joie, ce bonheur qui se dégagent, et que ressent toute personne sensible et touchée par cette forme de peinture ?

Pas seulement. Nous avons là un peintre totalement engagé, qui imprime ses émotions, son ressenti, ne pouvant peindre que sur le motif, afin de s’intégrer parfaitement dans le paysage. C’est à ce moment-là que les dons et le travail de l’artiste, ne faisant plus qu’un avec la nature aimée et le Créateur, feront naître l’œuvre révélatrice des beautés qui nous entourent.

Que ce soit des paysages, des fleurs ou d’humbles objets familiers, la même démarche de recueillement et d’intériorité préside à leur mise en place, et alors seulement l’hymne à la beauté peut commencer.

Si l’on est ici en présence d’impressionnisme contemporain, sachant l’admiration que Catherine Arnera porte à Monet, Sisley, Pissaro, Cézanne et plus encore Manet, elle suit pourtant son propre chemin. Sa personnalité subtile et nuancée se dégage toujours davantage de ses toiles.

Daniel et Jacqueline Fluck (11 octobre 1996) Galerie des Deux Fontaines

L'objet, sa forme, son volume, sa texte, ... de Catherine Arnera (cliquer pour lire la suite)

L’objet, sa forme, son volume, sa texture, ses couleurs et la façon dont l’aborde la lumière ; les visages de la terre, saisons, moutonnements, clarté des ombres sur la neige ou le blé, et comment se posent sur l’air les nuages et les oiseaux, et comment les lointains se transforment à la ressemblance du temps, bleus s’il est d’ouest, océanique, trempé d’embruns – et presque blancs, couleur de poussière, si le vent vient du nord ou de l’est infertiles … La peinture peut receler le parfum des pivoines, et susciter, avec l’émotion qui s’y attache, la soie crissante des iris, et la peau vernissée des cerises ; elle peut contenir les sons qui enveloppent les objets muets lorsqu’on les heurte, et les bruits qui s’attachent aux éléments, l’air et l’eau, et la neige glissant des arbres avec le soleil du matin, telle qu’on croit l’entendre le long des chemins de Sisley, avec le chant des coqs et la conversation assourdie de deux femmes. … La peinture peut enfermer l’état d’âme d’une heure à travers l’orientation de la lumière, ou toute la profondeur qui vient battre sous un visage, ou n’importe lequel de tous les accords infiniment mystérieux qui autour de nous gèrent les apparences ; mais ses nombreux pouvoirs se résument en ceci : qu’elle rend au monde sa qualité d’apparition. Le réel immobile, à l’intérieur duquel nous bougeons sans cesse, ou sans cesse mouvant, autour de nous, lorsque nous nous arrêtons pour essayer de l’étreindre – le réel est un prodige constamment voilé par le mouvement du temps et celui de nos travaux, et par l’habitude que nous avons de dénier aux choses tout autre sens que celui qui les relie à nos besoins. « Ce que vous regardez attentivement semble vous regarder » disait le poète Hopkins. Le pouvoir de la peinture est de fixer ce regard et ce message du monde, cette parole que nous adressent les choses muettes. Le monde est une épiphanie. Il est impossible de jamais épuiser cette constante et multiple apparition. Si nous devions être enfermés à l’intérieur de nous-mêmes, en compagnie de nos peurs et du vide que nous cachons, sans plus de rapports avec ce qui nous résiste, nous connaîtrions un état de souffrance difficile à imaginer ; la désincarnation. A l’extérieur de nous, dans la compagnie des créatures, vivantes ou inanimées, nous retrouvons la présence et l’usage de ce corps que les démons nous envient, et qui selon le Credo est promis à la résurrection. Le monde nous incarne, nous fixe, nous ouvre les yeux, nous rend à nous-mêmes par son étreinte et son altérité. Toute la peinture des siècles est l’histoire de cet émerveillement, de la nécessité que nous avons de ne pas être seuls, mais qu’à jamais le ciel, la terre souveraine, les paisibles objets quotidiens, alliés avec la lumière, viennent à notre rencontre, comblés de leur inexplicable beauté.

Catherine Arnera

Sélection d’œuvres disponibles et vision poétique

EXPOSITIONS ET ARTICLES DE PRESSE

    • Galerie l’Art’Monie – Genève (Suisse) – du 14 septembre au 16 octobre 2021Flyer à télécharger
    • Galerie l’Art’Monie – Genève (Suisse) – du 17 septembre au 05 octobre 2019 Flyer à télécharger
    • Galerie Cigarini Fine Art – Genève (Suisse) – texte 1texte 2texte 3texte 4texte 5 – flyer 2011flyer 2009flyer 2007
    • 2014 – Galerie les 3 Soleils – Epesses (Suisse) – Texte à télécharger
    • 1998-1999 – Peintre de l’année de la France au Japon
    • 1996 – Galerie des Deux Fontaines – Bursins (Suisse)texte à télécharger
    • 1992 – le Sillon romand – Alain Mermoud – voir article
    • 1990 – Galerie Münster – Berne (Suisse) – Texte 1texte 2
    • 1990 – Galerie du Vieux-Chêne – Genève (Suisse) – texte 1texte 2texte 3
    • The Gallery – San Francisco (USA)
    • Galerie Mitsukoshi – Tokyo Ginza (Japon)
    • Galerie Matsuva – Tokyo Ginza (Japon)
    • American Society of Marine Artists – Petoskey – Michigan (USA)
    • galerie FEL – Singapour
    • Galerie la Spirale – Vevey (Suisse)
    • Galerie du Pharos – Marseille (France)

Galerie l’Art’Monie

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1207 Genève

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